
1. Vu le niveau de ses reports au 31 décembre 2003, l'établissement ne connaît à ce jour aucune difficulté de trésorerie. Sa situation financière est saine.
2. En mobilisant ses réserves, le CNRS a pu fortement augmenter ses dépenses de fonctionnement et d'équipement depuis trois ans, alors que ses « recettes » ont diminué dans cette période.
3. Les recettes 2004 du CNRS sont constituées de trois éléments :
4. Grâce au versement échelonné sur 2004 et 2005 des crédits non versés en 2002, le CNRS est en situation de se fixer l'objectif de maintenir en 2004 et en 2005 ses dépenses (hors masse salariale) au moins au niveau de 2003, soit 710 M€, c'est-à-dire à un niveau supérieur d'un tiers au niveau des dépenses de l'année 2000.
5. Cependant, le budget 2004 reste difficile. Ayant désormais l'objectif de stabiliser le niveau de ses reports, le CNRS ne peut plus dépenser davantage que ses recettes, comme il le faisait au cours des dernières années. De ce fait, le montant des autorisations d'engagements sur subvention d'Etat – les crédits d'Etat dont disposent les laboratoires – sera en 2004 inférieur à ce qu'il était dans la période 2000-2002.

Evolution des ressources de la subvention d'Etat et des autorisations d'engagement sur subvention d'Etat.
PRINCIPAUX ELEMENTS DU BUDGET 2004
La dotation des laboratoires augmente de 10 M€ (+ 6,5 %) par rapport au budget réel de 2003. Cette augmentation porte essentiellement sur les opérations d'équipement « mi-lourd », et la dotation de fonctionnement et de petit équipement est en reconduction par rapport à 2003.
Avec une augmentation de 2,2 M€ (+ 15 %), un effort spécifique est réalisé en faveur du département des sciences de l'homme et de la société. Les autres priorités du budget 2004 concernent les secteurs interdisciplinaires prioritaires retenus par le CNRS en 2002 : les sciences du vivant, les sciences et technologies de l'information et de la communication, l'environnement et l'énergie.
Un effort important est demandé à l'administration de l'établissement, dont la dotation est en baisse de 1,8 M€ (- 7,5 %).
Les crédits consacrés aux très grands équipements sont en très forte hausse dans le budget 2004 du CNRS, avec une augmentation de 22,8 M€ (+ 42 %). Cette augmentation est essentiellement liée à la construction de la source de rayonnement synchrotron SOLEIL, dont le coût pour le CNRS passe de 4,5 M€ en 2003 à 19,5 M€ en 2004.
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