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Paris, 12 Mai 2014

Barbara Demeneix, Claude Grison, Valentina Lazarova et Didier Roux, lauréats de la médaille de l'innovation 2014 du CNRS

La médaille de l'innovation 2014 du CNRS est attribuée cette année à la biologiste Barbara Demeneix, à la chimiste Claude Grison, à la spécialiste en Génie des procédés Valentina Lazarova et au physico-chimiste Didier Roux. Cette prestigieuse distinction, créée en 2010 par le CNRS récompense chaque année des personnalités dont les recherches exceptionnelles ont conduit à des innovations marquantes sur le plan technologique, économique, thérapeutique ou sociétal. La médaille de l'innovation 2014 du CNRS est attribuée cette année à la biologiste Barbara Demeneix, à la chimiste Claude Grison, à la spécialiste en Génie des procédés Valentina Lazarova et au physico-chimiste Didier Roux. Cette prestigieuse distinction, créée en 2010 par le CNRS récompense chaque année des personnalités dont les recherches exceptionnelles ont conduit à des innovations marquantes sur le plan technologique, économique, thérapeutique ou sociétal. Benoît Hamon, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et Alain Fuchs, président du CNRS, remettront le 18 juin prochain la médaille de l'innovation 2014 du CNRS aux quatre lauréats.

Le jury 2014, composé notamment du directoire, des directeurs d'instituts, de la directrice de l'innovation et des relations avec les entreprises du CNRS, des présidents des alliances de recherche, d'un représentant du ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, de personnalités du monde de l'entreprise, récompense pour cette quatrième édition :

Barbara Demeneix, professeure au laboratoire évolution des régulations endocriniennes (CNRS/MNHN).

DEMENEIX

© CNRS Images/Marie Mora Chevais

Barbara Demeneix.




Internationalement reconnue pour ses travaux en endocrinologie sur l'hormone thyroïdienne et les perturbateurs endocriniens, Barbara Demeneix est à l'origine d'une technologie originale et innovante pour l'identification de polluants dans les effluents industriels ou hospitaliers. Celle-ci consiste en un système in vivo permettant de détecter et de mesurer la présence de perturbateurs endocriniens dans le milieu environnemental. Elle a co-fondé la société WatchFrog  en plein développement international, qui a développé des tests éthiques sur des larves de batracien ou de poisson, permettant d'évaluer la présence mais aussi l'impact de composés uniques ou de mélange de composés chimiques. Ces tests permettent d'intégrer l'assimilation, la distribution, le métabolisme et le transport in vivo (chez le têtard) des molécules polluantes, contrairement aux tests classiques de toxicologie. La découverte de Barbara Demeneix apporte des avancées scientifiques dans la controverse sur les perturbateurs endocriniens mais permet également d'évaluer la qualité de l'eau à l'usage des populations afin de prévenir l'apparition de pathologies.

Claude Grison, professeure à l'Université Montpellier 2 et directrice du laboratoire Chimie bio-inspirée et innovations écologiques (CNRS/Université Montpellier 2/Stratoz).

GRISON

© CNRS Photothèque/Thibaut Vergoz

Claude Grison.




Claude Grison est internationalement reconnue pour ses travaux dans le domaine de la chimie verte en phytoremédiation des sols miniers. Ses activités sont orientées autour d'une chimie éco-inspirée s'appuyant sur des matières premières naturelles, la mise en œuvre de procédés éco-compatibles et la résolution de problèmes écologiques et environnementaux liés aux déchets miniers. Elle a été la première à développer en laboratoire des traitements chimiques, non polluants et transposables à grande échelle de plantes hyperaccumulatrices de zinc, de manganèse, de cuivre et de nickel sous une forme utile et porteuse de développements majeurs dans le domaine de la synthèse organique. Ses travaux ont permis de préparer de nouveaux catalyseurs polymétalliques de réactions chimiques organiques d'origine végétale issus de la biomasse contaminée par les métaux lourds et permettant l'accès à des molécules à haute valeur ajoutée. Ces nouvelles molécules trouvent des débouchés dans l'industrie alimentaire, pharmaceutique et cosmétique. Ses recherches, à l'interface entre l'écologie et la chimie ont déjà suscité l'intérêt de deux grands groupes industriels de la chimie européenne et asiatique à travers des contrats de collaboration.  Les résultats sont à l'origine de la création de Stratoz, jeune société innovante en chimie verte qui met en place les outils nécessaires au développement industriel de cette nouvelle filière verte.

Valentina Lazarova,
PhD et experte en Génie des procédés en traitement et valorisation des eaux usées chez Suez Environnement.

lazarova

© Lazarova.

Valentina Lazarova.




Valentina Lazarova est l'une des principales références mondiales sur la réutilisation de l'eau. Son parcours professionnel représente un exemple exceptionnel du transfert d'une expertise académique et de recherche fondamentale dans la recherche industrielle multidisciplinaire et appliquée. Ses travaux de recherche dans le domaine du traitement avancé et de la réutilisation des eaux usées ont abouti au développement de nouveaux concepts de réacteurs biologiques, à des procédés innovants de désinfection des eaux usées, à des bioréacteurs à membrane, ainsi que des filières avancées de réutilisation de l'eau.  Ces innovations ont eu un impact majeur dans le monde de l'eau et ont été mises en œuvre sur plusieurs installations dans le monde entier. Ses travaux novateurs visent une meilleure gestion des ressources en eau et de l'énergie dans un contexte de stress hydrique et de changement climatique accélérés. Sa forte implication internationale, appuyée par des publications de référence, lui ont valu l'élection comme membre à vie de l'Académie Internationale de l'Eau.

Didier Roux,
physico-chimiste, directeur de recherche au CNRS et directeur de la recherche et de l'innovation au sein du Groupe Saint-Gobain.

Didier Roux

© Saint-Gobain

Didier Roux




Le parcours professionnel de Didier Roux est un remarquable exemple d'une carrière de recherche fondamentale de haut niveau menée en parallèle d'une activité extrêmement fructueuse de transfert des connaissances vers les domaines industriels. Une de ses découvertes emblématiques est celle de la « phase éponge » résultant de ses études du comportement physique des interfaces fluctuantes. Dans la même lignée, son exploration de la dynamique des fluides organisés l'amène à mettre en évidence de nouveaux objets macroscopiques baptisés par la suite « oignons » qui trouvent maintes utilisations sous forme de microréacteurs chimiques, de vecteurs biologiques ou de microcapsules permettant d'enfermer et de transporter un principe actif et qui ont trouvé, par la suite, des  applications dans l'industrie pharmaceutique et cosmétique. Il a créé les entreprises CAPSULIS et RHEOCONTROL afin de valoriser les applications de ses recherches. La découverte de ces structures en oignons marque le véritable début de son aventure vers l'entrepreneuriat et l'industrie où il occupera d'importantes fonctions de direction scientifique dans des sociétés comme Rhône Poulenc, Rhodia et plus récemment au sein du Groupe Saint-Gobain dont il est le directeur de la recherche et de l'innovation. Didier Roux impulse un fort soutien de Saint-Gobain à l'innovation et à la R&D via de nombreuses collaborations académiques internationales, notamment avec le CNRS.

Retrouvez les portraits des quatre lauréats de la médaille de l'innovation 2014 du CNRS sur CNRSlejournal.fr :
https://lejournal.cnrs.fr/node/392/ 

Contacts :

Presse CNRS l Laetitia Louis l T 01 44 96 51 37 l laetitia.louis@cnrs-dir.fr


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