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Paris, 7 avril 2008

Calcul scientifique haute performance : le CEA et le CNRS créent le « Centre national Jacques Louis Lions »

Le CEA et le CNRS créent le "Centre National Jacques Louis Lions de Calcul Haute Performance de l'Essonne". Celui-ci est destiné à faciliter l'accès de l'ensemble de la communauté scientifique nationale aux principaux moyens de calcul de très haute performance dont la France dispose ainsi que le développement de coopérations intra-européennes, notamment franco-allemandes dans ce domaine. Cette symbiose des efforts devrait permettre à la France de se porter candidate à l'accueil d'un des premiers supercalculateurs petaflopiques en Europe.

Le Centre "Jacques Louis Lions" est constitué des deux sites de dimension nationale situés en Essonne : l’Institut du Développement et des Ressources en Informatique Scientifique du CNRS ou IDRIS (Le Moulon/CNRS) et le Centre de calcul « recherche et technologie » du CEA ou CCRT (Bruyères-le-Châtel/CEA). Ces deux sites constitueront une seule entité du point de vue de la visibilité internationale du calcul scientifique de haute performance en France.

La première composante, l’IDRIS (CNRS), est située sur le campus universitaire d’Orsay. Elle met en œuvre (avec une première phase opérationnelle en avril 2008 et une seconde en septembre 2008) une plate-forme de calcul d’une puissance globale de plus de 200 Téraflops, destinée à être ouverte aux recherches de la communauté académique.
La seconde composante, le CCRT (CEA), est un centre de calcul scientifique et technique ouvert aux partenariats industriels, installé à Bruyères-le-Châtel. Il disposera, dès le début 2009, de plus de 300 Téraflops de puissance cumulée.

Ces deux composantes seront reliées dès 2008 par une liaison à très haut débit. Le grand centre de calcul de l’Essonne ainsi créé sera complété par la création d’une « Maison de la Simulation » implantée sur le plateau de Saclay. Elle pourra accueillir des scientifiques utilisateurs des ressources de calcul et désireux de bénéficier de formations spécifiques en calcul de haute performance ou des moyens de visualisation avancée qui y seront installés.
Les évolutions des machines ou l’acquisition de nouvelles machines se feront tous les deux ans environ, alternativement sur le site du CCRT et sur celui de l’IDRIS. Le dispositif a démarré fin 2007 avec l’implantation de la machine IDRIS et se poursuivra, fin 2008-début 2009, avec le soutien du GENCI (1), avec l’augmentation de la puissance des machines du CCRT. La capacité recherchée est de quelques centaines de téraflops dans chaque cas.

Le Centre National « Jacques Louis Lions » fera acte de candidature, dans le cadre des procédures définies par le gouvernement, pour accueillir un nœud du réseau européen PRACE (2), pour les machines de capacité pétaflopique à l’horizon 2010/2011. Il est proposé que pour cette étape 2010-2011, le CCRT soit le site d’accueil, l'IDRIS ferait l'objet d'investissements d'infrastructures préparant l'étape suivante d'arrivée d’une nouvelle machine pétaflopique en France, début 2012.


Notes :

(1) Grand Equipement National de Calcul Intensif : société civile créée sous l'égide du CEA, du CNRS, des Universités et du Ministère de la Recherche , afin de coordonner les politiques d'équipement en supercalculateurs, de remettre à niveau la puissance des centres de calculs et de représenter la France dans le projet PRACE.

(2) PRACE (Partnership for Advanced Computing in Europe) est l'initiative européenne destinée à construire les fondations d'une future infrastructure européenne de calcul intensif.

Contacts :

Presse

CNRS : Laetitia Louis
Tel : 01 44 96 51 37
laetitia.louis@cnrs-dir.fr

CEA : Stéphane Laveissière
Tel : 01 64 50 27 53
stephane.laveissiere@cea.fr


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