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Paris, 18 septembre 2013

Margaret Buckingham, biologiste du développement est médaille d'or 2013 du CNRS

La médaille d'or 2013 du CNRS, la plus prestigieuse récompense scientifique française, distingue cette année la biologiste du développement Margaret Buckingham, directrice de recherche de classe exceptionnelle émérite au CNRS et professeur émérite de l'Institut Pasteur. Ses travaux de recherche ont permis des avancées majeures dans le domaine de la myogenèse (formation des muscles), de la cardiogenèse (formation du cœur) et sur les cellules souches chez l'embryon et l'adulte. Outre leur apport aux connaissances fondamentales, ses découvertes auront un impact majeur notamment sur les thérapies utilisées pour la régénération musculaire et la compréhension des malformations congénitales cardiaques chez l'homme.
La médaille d'or du CNRS sera remise pour la première fois en public le jeudi 14 novembre 2013 à 19h en ouverture des « Fondamentales », le nouveau forum du CNRS qui se tiendra du 14 au 16 novembre à la Sorbonne, à Paris.

Ecossaise d'origine, Margaret Buckingham est franco-britannique. Née le 2 mars 1945, elle est diplômée de l'Université d'Oxford (UK) et titulaire d'un Doctorat en biologie, obtenu en 1971. De 1971 à 1974, elle effectue son stage post-doctoral en France à l'Institut Pasteur sous la direction du Professeur François Gros. En 1975 elle est recrutée au CNRS et crée une équipe de recherche autonome. Elle devient directrice de recherche au CNRS en 1981 et est nommée professeur de l'Institut Pasteur en 1992, tout en poursuivant ses recherches au CNRS. En 1987, elle prend la direction du laboratoire « Génétique moléculaire du développement » à l'Institut Pasteur jusqu'en 2010. Elle est directrice du département « Biologie Moléculaire » de 1990 à 1994 et du département « Biologie du Développement » de 2002 à 2006, de l'Institut Pasteur.

Margaret Buckingham est l'une des grandes personnalités de la recherche en biologie du développement, dans le domaine de la formation des muscles et du cœur. Ses travaux abordent aussi le champ des cellules souches chez l'embryon et l'adulte. Elle a tout d'abord découvert comment les gènes de l'actine et de la myosine, deux protéines essentielles à la contraction musculaire, sont contrôlés. Elle a ensuite montré grâce à des manipulations génétiques chez la souris, que les cellules de l'embryon qui formeront les muscles adultes subissent une étape de détermination qui engage irréversiblement leur destinée vers la différenciation musculaire. Celle-ci est mise en place bien avant que la cellule adopte les caractéristiques d'une cellule musculaire. Par la suite elle a découvert un couple de gènes (Pax3/Pax7) dont le rôle est essentiel pour le maintien d'une population de cellules souches musculaires chez l'embryon. En 2005, elle parvient avec son équipe à isoler chez la souris des cellules souches du muscle squelettique adulte, appelées cellules satellites, et à démontrer leur potentiel dans la régénération musculaire. Dans le domaine de la cardiogenèse, enfin, elle a bouleversé la vision admise du développement cardiaque par la découverte d'un deuxième champ d'induction du cœur et la dissection des origines clonales des populations de cellules formant le cœur.

Margaret Buckingham qui a reçu la médaille d'argent du CNRS en 1999, est membre de l'Académie des Sciences et membre de l'Académie des Sciences des Etats-Unis. Egalement membre de la Royal Society (UK) depuis 2013 et de l'Academia Europaea depuis 1998, elle a obtenu le Prix Jaffé de l'Académie des Sciences en 1990 et le Prix de l'American Society for Developmental Biology en 2010. Chevalier de la Légion d'Honneur en 2002, Margaret Buckingham a été élevée au grade d'officier de l'ordre national du Mérite en 2008.

La médaille d'or du CNRS est la plus haute distinction scientifique française. Elle distingue chaque année, depuis sa création en 1954, l'ensemble des travaux d'une personnalité scientifique qui a contribué de manière exceptionnelle au dynamisme et au rayonnement de la recherche française.

Les derniers lauréats de la médaille d'or sont : Pierre Bourdieu, sociologue, en 1993 ; Claude Allègre, physicien du globe, en 1994 ; Claude Hagège, linguiste, en 1995 ; Claude Cohen-Tannoudji, physicien, en 1996 ; Jean Rouxel, chimiste, en 1997 ; Pierre Potier, chimiste, en 1998 ; Jean-Claude Risset, en informatique musicale, en 1999 ; Michel Lazdunski, biochimiste, en 2000 ; Maurice Godelier, anthropologue, en 2001 ; Claude Lorius et Jean Jouzel, en climatologie, en 2002 ; Albert Fert, physicien, en 2003 ; Alain Connes, mathématicien, en 2004 ; Alain Aspect, physicien en 2005 ; Jacques Stern, informaticien, en 2006 ; Jean Tirole, économiste en 2007 ; Jean Weissenbach, généticien en 2008 ; Serge Haroche, physicien en 2009 ; Gérard Férey, chimiste en 2010 ; Jules Hoffmann, biologiste en 2011 et Philippe Descola, anthropologue en 2012.

MB

© Institut Pasteur/ François Gardy (Cette image est disponible à la photothèque du CNRS, phototheque@cnrs-bellevue.fr)





© CNRS images – Annonce de la médaille d'or



Contacts :

Presse CNRS l Julien Guillaume l T 01 44 96 46 35 l julien.guillaume@cnrs-dir.fr


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