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Paris, 4 novembre 2003

Découverte de la galaxie la plus proche de notre Voie Lactée

Une équipe internationale (1) comprenant des chercheurs de l'Observatoire de Strasbourg (CNRS – Université Louis Pasteur) vient d'observer la galaxie la plus proche de la nôtre. Notre Galaxie, la Voie Lactée, serait en train d'absorber cette galaxie naine. Ce résultat est publié dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (MNRAS) du mois de novembre 2003.

Dans la direction de la constellation du Grand Chien, des chercheurs de l'Observatoire de Strasbourg, avec des collègues étrangers, ont mis en évidence la galaxie satellite la plus proche de la Voie Lactée. Jusqu'à présent, cette galaxie était passée inaperçue, cachée derrière les étoiles du disque de la Voie Lactée et la forte concentration des poussières interstellaires. Cette découverte a été possible grâce à l'utilisation du recensement du ciel en lumière infrarouge (relevé 2MASS). La galaxie naine du Grand Chien, qui aurait une masse d'environ un demi milliard de masses solaires, est observée comme une surdensité d'étoiles géantes de type M, étoiles très rouges et lumineuses. Le calcul de la distance de ces étoiles au Soleil a permis de détecter cette nouvelle galaxie et de constater qu'elle était la plus proche de la Voie Lactée.

La découverte de la galaxie la plus proche de la nôtre confirme que la Voie Lactée construit son disque par absorption de ses galaxies satellites. Les théories actuelles de formation des grandes galaxies comme la nôtre considèrent qu'elle croît en cannibalisant ses voisines plus petites. La découverte de cette nouvelle galaxie du Grand Chien renforce cette idée et confirme que la Voie Lactée a même construit une partie de son disque en absorbant des galaxies satellites proches. La masse de la Voie Lactée est tellement importante que durant les quelques milliards d'années qu'elle met à engloutir une de ses consœurs, elle lui arrache progressivement des étoiles qui se répartissent en longues traînées le long de son orbite. De telles traînées ont déjà été observées mais c'est la première fois qu'un phénomène d'accrétion dans le plan du disque Galactique est mis en évidence avec la découverte de cette nouvelle galaxie. Les simulations numériques effectuées sur 2 milliards d'années, confirment que cette accrétion a joué, et joue encore actuellement, un rôle dans la construction du disque.

Par ailleurs, cette évolution du disque n'est pas limitée à ces seules parties externes mais concerne aussi le voisinage solaire qui devrait contenir des étoiles arrachées à la galaxie cannibalisée.

Pages web : http://astro.u-strasbg.fr/canm.html


Notes :

1) Cette équipe comprend :
N.F. Martin et R.A. Ibata de l'Observatoire de Strasbourg ; M. Bellazzini de l'Observatoire de Bologne (Italie) ; M.J. Irwin de l'Institut d'astronomie de Cambridge (Angleterre) ; G.F. Lewis de l'Université de Sydney (Australie) ; W. Dehnen de l'Université de Leicester (Angleterre).

Contacts :

Contacts chercheur :
Nicolas Martin - Observatoire de Strasbourg
Tél. 03 90 24 24 88
Mél : martin@astro.u-strasbg.fr

Rodrigo Ibata - Observatoire de Strasbourg
Tél. 03 90 24 23 91
Mél : ibata@astro.u-strasbg.fr

Contact CNRS-INSU :
Philippe Chauvin
Tél. : 01 44 96 43 36
Mél : Philippe.Chauvin@cnrs-dir.fr

Contacts presse :
Martine Hasler, bureau de presse du CNRS
Tél : 01 44 96 46 35
Mél : martine.hasler@cnrs-dir.fr

Agnès Villanueva - Université Louis Pasteur -
Tél : 03 90 24 11 35
Mél : Agnes.Villanueva@adm-ulp.u-strasbg.fr


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