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Paris, 14 février 2013

Lancement d'ANAEE-Services, le réseau national pour l'étude des écosystèmes

ANAEE-Services, un réseau rassemblant les principales plateformes françaises de recherche sur les écosystèmes, y compris ceux gérés par l'homme, a été lancé le 14 février 2013 au Muséum de Toulouse. Porté par le CNRS, l'Inra et l'Université Joseph Fourier de Grenoble, ce réseau unique vise à dynamiser la recherche dans des domaines tels que les interactions gène-environnement, la biodiversité ou l'évolution des écosystèmes, ainsi que l'impact des activités humaines sur les écosystèmes. De la conception d'une expérience à la modélisation mathématique des résultats, ANAEE-Services (ANAlyses et Expérimentations sur les Écosystèmes) met à la disposition des chercheurs une offre complète de services. Il s'articule autour de plusieurs types de plateformes permettant d'étudier la dynamique des écosystèmes en milieu naturel, semi-naturel ou contrôlé et de prévoir leur évolution face au changement climatique. Financé dans le cadre des investissements d'avenir par le programme « Infrastructures en biologie et santé », ANAEE-Services servira d'expérience pilote pour élaborer et implémenter le projet ANAEE-Europe1.

L'environnement est l'un des éléments clé dont dépend l'avenir de l'humanité. Les ressources biologiques et les services écologiques sont en effet à la base du bien-être et de la survie des sociétés. La recherche scientifique doit donc s'attacher à la compréhension de la dynamique des écosystèmes et tenter de prévoir leur évolution à l'heure du changement climatique. ANAEE-Services a pour objectif d'offrir à cette recherche les outils et les compétences nécessaires pour répondre à l'enjeu environnemental. Ce réseau intégré, doté des meilleurs dispositifs expérimentaux, permettra aux chercheurs de répondre à des questions et de tester les hypothèses qui ne pouvaient pas être abordées auparavant.  

ANAEE-Services s'articule autour de trois services. Tout d'abord, des plateformes d'expérimentation en conditions contrôlées permettant de faire varier à volonté les variables environnementales et de mesurer tous les flux de matière et d'énergie dans des enceintes fermées sont mises à disposition. Ces installations sont offertes par la très grande infrastructure de recherche des écotrons. Ensuite, ANAEE-Services compte trois plateformes expérimentales en milieu semi-naturel, permettant de manipuler des communautés d'organismes en conditions terrestres ou aquatiques. Enfin, on y retrouve une vingtaine de sites en France métropolitaine et en Guyane2 où peuvent être conduites des expériences sur le long terme dans des forêts, des prairies ou des cultures.

ANAEE-Services investira également dans des moyens analytiques en microbiologie. La plupart des problématiques environnementales (capture du CO2, fertilité des sols, biodiversité et cycles biogéochimiques) ont une importante composante microbiologique qui pourra ainsi être étudiée à l'aide d'une instrumentation spécifique. Unités mobiles pour prélever et conditionner des échantillons, plateaux analytiques pour caractériser la biodiversité des microorganismes, plateaux d'imagerie dédiés à l'étude des phénotypes animaux ou végétaux, figurent parmi les outils déployés par le réseau.

ANAEE-Services, financé à hauteur de 14 millions d'euros jusqu'en 2020, est dirigé par Jean Clobert, directeur de recherches CNRS, et André Chanzy, directeur de recherche à l'Inra. Le dispositif servira de pilote pour l'élaboration d'ANAEE-Europe, projet en devenir qui permettra l'étude des écosystèmes à une échelle continentale.


EcotronIdF

© CNRS Photothèque / Cyril FRESILLON

Le premier Ecolab mis en place au Cereep (Centre de recherche en écologie expérimentale et prédictive) - Ecotron Ile-de-France, sur le site de Foljuif en Seine-et-Marne. C'est un simulateur mobile de climats et d'environnements atmosphériques, autorisant le confinement de petits écosystèmes modèles et la réplication des expériences dans le temps ou entre cellules. Il est composé de trois "enceintes climatiques" et d'un laboratoire, le tout contenu dans deux modules. Un module, dit de production, assure les ressources en fluides froids et chauds pour les trois cellules environnementales de l'Ecolab.


Métatron

© CNRS Photothèque / Quentin BENARD

Vue aérienne des 24 premières cages du Métatron situé à Caumont en Ariège.


EcotronMontpellier

© CNRS Photothèque / Hubert RAGUET

Une des enceintes de l'Ecotron européen de Montpellier contenant quatre écosystèmes de prairie de moyenne montagne. L'objectif est d'étudier les réactions des monolithes à des évènements extrêmes induits par les changements climatiques probables en 2050. Ils ont été conditionnés dans des conteneurs et sont isolés de l'atmosphère ambiante grâce à une enceinte étanche à travers laquelle passent seulement les rayons du soleil et dans laquelle les chercheurs peuvent modifier à leur gré les principaux paramètres du climat : la température, l'hygrométrie et la quantité de gaz carbonique.




Notes :

1Consulter le site web
2rassemblés au sein de SOERE qui sont des systèmes d'observation et d'expérimentation au long terme pour la recherche en environnement labellisés par AllEnvi, l'Alliance nationale de recherche pour l'environnement (Consulter le site web)

Contacts :

Chercheur l Jean Clobert I T 05 61 04 03 69 l jean.clobert@ecoex-moulis.cnrs.fr
André Chanzy l T 04 32 72 22 11 l andre.chanzy@avignon.inra.fr

Presse CNRS l Priscilla Dacher I T 01 44 96 46 06 l priscilla.dacher@cnrs-dir.fr


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