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Paris, 12 Juillet 2011

« A la recherche de l'origine des insectes » - Retour au Spitzberg

Retour au Spitzberg pour l'expédition scientifique polaire du Muséum national d'histoire naturelle et du CNRS avec le soutien de l'Ipev du 15 Juillet au 1er août 2011.

Après la mise au jour en 2010 de gisements fossilifères exceptionnels (l'une des plus anciennes forêts du monde, le gisement d'ambre le plus septentrional jamais découvert), l'équipe du Muséum national d'Histoire naturelle et du CNRS mettra cet été à nouveau le cap vers le Spitzberg, l'île principale de l'archipel du Svalbard, territoire de l'Arctique situé à l'est du Groenland.

L'objectif est cette fois-ci de rechercher des traces des plus anciens insectes connus dans des sédiments où se sont imprimés les troncs, feuilles et racines des premières forêts de notre planète (au Dévonien, environ – 400 millions d'années) et de comprendre l'absence de fossiles d'insectes dans les périodes géologiques qui ont suivi (début du Carbonifère).

spitzberg

© R. Garrouste/MNHN



Les recherches auront lieu principalement dans la vallée de Mimerdalen (péninsule de Dicksonland) et dans les anciennes mines de charbon à proximité de la ville fantôme de la concession russe de Pyramiden. Celle-ci est située dans le fjord Billefjorden, où se jette l'un des plus grands glaciers d'Europe, le Nordenskioldbreen. Si la région connaît aujourd'hui un climat semi-désertique polaire, elle était pendant l'ère tertiaire tempérée chaude et recouverte d'une végétation luxuriante.

Le paysage spectaculaire de cette région est très favorable à la découverte de fossiles : les versants des montagnes, avec leurs différentes strates qui se superposent comme les pages d'un livre, présentent une continuité stratigraphique du Dévonien (de -416 à -359 millions d'années) au Mississippien (de -345 à -320 millions d'années), avec un passage progressif et alterné marin-continental. Ce type de paléo-environnement correspond précisément à celui des premiers « insectes », puisque ceux-ci sont apparentés aux crustacés marins.

Toutes les étapes de la sortie des eaux ont pu se fossiliser et s'enregistrer dans les sédiments fins caractéristiques de cette zone, aussi bien pour la paléoentomologie, la paléobotanique, les paléo-traces de broutages sur les végétaux, de paléoichnologie (déplacements d'êtres vivants), que pour les paléo-vertébrés.

L'équipe, internationale, est composée cette année de 7 spécialistes de la paléoentomologie et de la paléobotanique et d'un ingénieur de l'IPEV, Sébastien Barrault, de la station AWIPEV de Ny Alesund.

- Dr André NEL, paléoentomologiste, responsable des collections zoologiques d'arthropodes du Muséum national d'Histoire naturelle, UMR MNHN/CNRS 7205 « Origine, structure et évolution de la biodiversité » du Département Systématique et Evolution*, organisateur ;

- Dr Romain GARROUSTE, entomologiste et paléoentomologiste, UMR MNHN/CNRS 7205 « Origine, structure et évolution de la biodiversité » du Département Systématique et Evolution*, organisateur ;

- Mr Patrick ROQUES, bénévole, Muséum national d'Histoire naturelle ;

- Pr Dany AZAR, paléoentomologiste, Université Libanaise, Beyrouth, Liban, associé au Muséum ;

- Dr Torsten WAPPLER, paléoentomologiste Université de Bonn, Allemagne ;

- Pr Michael ENGEL, paléoentomologiste, Kansas University, USA ;

- Dr Christopher BERRY, paléobotaniste, Cardiff University, UK.

L'expédition scientifique polaire « A la recherche de l'origine des insectes » est financée par l'Institut Polaire français Paul-Emile Victor (IPEV), co-organisée par le CNRS et le Muséum national d'Histoire naturelle (UMR 7205, « Origine, structure et évolution de la biodiversité » du Département Systématique et Evolution*), et reçoit le soutien de la Société des Amis du Muséum.


Depuis plus de 300 ans, le Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN) est une référence mondiale pour l'étude et de la protection de la biodiversité. S'appuyant sur ses 5 missions - recherche, collections, enseignement, expertise, diffusion - il appréhende les problématiques naturalistes et environnementales de manière à la fois transdisciplinaire et très spécialisée. http://www.mnhn.fr

Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) est un organisme public de recherche français. Il produit du savoir et met ce savoir au service de la société. Avec plus de 32 000 personnes, le CNRS exerce son activité dans tous les champs de la connaissance, en s'appuyant sur plus de 1 200 unités de recherche et de service. http://www.cnrs.fr/

L'Institut polaire français Paul Émile Victor (IPEV) est un Groupement d'Intérêt Public (GIP) constitué par neuf organismes publics ou parapublics (Ministère de la recherche, Ministère des affaires étrangères, CNRS, Ifremer, CEA, TAAF, Météo-France, CNES, Expéditions Polaires Françaises). L'IPEV est une agence de moyens et de compétences au service de la recherche scientifique dans les régions polaires. Son rôle est d'offrir les moyens humains, logistiques, techniques et financiers ainsi que le cadre juridique nécessaires au développement de la recherche scientifique française dans les régions polaires et subpolaires. http://www.institut-polaire.fr


Notes :

*UMR MNHN / CNRS 7205 OSEB « Origine, structure et évolution de la biodiversité ». Cette Unité Mixte de Recherche a pour objectif de répondre aux questions concernant l'origine de la biodiversité, les modalités de diversification des espèces et la mise en place des communautés animales en lien avec l'évolution spatio-temporelle des taxons. L'approche privilégiée par l'équipe est la systématique phylogénétique et ses outils moléculaires, génétiques, morphologiques et morphométriques.

Contacts :

Presse
CNRS : Elsa Champion l T.01 44 96 43 90 l elsa.champion@cnrs-dir.fr

IPEV : Aude Sonneville l T. 02 98 05 65 05 l aude.sonneville@ipev.fr

MNHN : Sophie Rio l T.01 40 79 81 36 l presse@mnhn.fr


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