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Paris, 30 septembre 2010

Le CNRS rend hommage à Georges Charpak, prix Nobel de physique

Le CNRS a la profonde tristesse d'apprendre la disparition de Georges Charpak, prix Nobel de physique en 1992. Ce scientifique d'exception à l'origine d'avancées majeures en physique avait débuté sa carrière au CNRS en 1948.

« Georges Charpak était un esprit novateur et humaniste. Il a apporté une immense contribution à la recherche en France et dans le monde » tient à souligner Alain Fuchs, président du CNRS. « Ses travaux ont révolutionné la physique subatomique et ouvert la voie à l'ère du numérique. Son invention des chambres à fils, qui lui a valu le prix Nobel en 1992, est à l'origine des détecteurs utilisés aujourd'hui en physique fondamentale, sans laquelle nombre de découvertes n'auraient pas pu être effectuées. Elle est aussi à la source d'applications et de progrès majeurs, notamment dans le domaine de l'imagerie médicale ».

Pour Jacques Martino, directeur de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS, « Georges Charpak fut un homme au parcours prodigieux. Résistant puis déporté, il a été l'élève de Frédéric Joliot-Curie. Avec la disparition de Georges Charpak, c'est une page d'histoire qui se tourne. Je tiens au nom de l'IN2P3 du CNRS à rendre hommage à cet esprit éclairé et créatif qui a inspiré et inspirera encore de nombreuses générations de chercheurs ».

Georges Charpak est né à Dabrovika en Pologne le 8 mars 1924. Arrivé en France en 1931, il entre en 1942 dans la Résistance mais est arrêté puis déporté à Dachau. Au lendemain de la guerre, il revient en France et acquiert la nationalité française en 1946. Diplômé de l'École des Mines de Paris, Georges Charpak entre au CNRS en 1948 où il travaille au sein du Laboratoire de physique nucléaire du Collège de France, dirigé par Frédéric Joliot-Curie dont il est l'élève. C'est là que Georges Charpak obtient son doctorat en 1954. En 1959, il est appelé à travailler au CERN à Genève, où il se consacre en particulier à développer de nouvelles techniques pour les détecteurs de physique des particules. Cela le conduit à inventer en 1968 la «chambre proportionnelle multifils», un instrument qui révolutionnera la détection des particules, la faisant passer à l'ère électronique. Il obtient en 1992 le prix Nobel de physique pour cette invention aujourd'hui couramment utilisée au cœur des détecteurs de particules. Cette découverte trouvera d'importantes applications, particulièrement dans le domaine médical. Ses travaux ont permis notamment de perfectionner la radiographie médicale en réduisant l'exposition des patients aux radiations.

Georges Charpak était un pédagogue infatigable. Co-fondateur du mouvement « La Main à la Pâte », programme éducatif destiné à faire entrer les sciences expérimentales à l'école, il s'est toujours fortement engagé dans le monde de l'éducation afin de transmettre sa passion auprès des élèves.


Contacts :

Presse CNRS l Laetitia Louis l T 01 44 96 51 37 l laetitia.louis@cnrs-dir.fr


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