Moteur de recherche

 

Espace presse

Historique de la découverte des sources hydrothermales

Entre 1977 et 1979, des campagnes de plongées de submersibles habités, l'américain Alvin et le français Cyana, mettaient en évidence, dans l'océan Pacifique oriental, des sources chaudes, à l'axe d'une dorsale océanique, associées à une faune originale et très productive.

1977, première investigation des géologues
Plongeant, en 1977, à bord de l'Alvin, au large de l'Equateur, une équipe de géologues américains découvre une forte activité volcanique. Explorant la dorsale océanique des Galàpagos, par moins 2630 mètres, ils remarquent sur le fond basaltique d'imposantes structures minérales aux allures de termitières. Le fluide qui s'en échappe est chargé en minéraux réduits, en méthane et en hydrogène sulfuré.

Découvertes des biologistes
Plongeant à leur tour, les biologistes constatent que les fonds sont jonchés de centaines de coquilles de clams et de moules dont la taille dépasse, pour certaines, les 30 centimètres. Sous une pression importante, dans une obscurité totale, jaillit un fluide surchauffé (350°C), acide (pH=2), anoxique et chargé de composés toxiques : ces composés servent de base à une chaîne alimentaire originale, reposant sur une chimiosynthèse bactérienne. Près de ces geysers sous-marins (les "fumeurs noirs") prospère une faune riche : bivalves géants, vers de près de 2 mètres de long, dotés de panaches écarlates, ainsi que d'autres espèces, inconnues elles aussi, de poissons, de poulpes et de crustacés. Là, dans les grands fonds océaniques vit un écosystème d'une grande vitalité dans ces espaces que l'on pensait désertiques.

Un nouvel écosystème sans lien avec la lumière du jour
Des campagnes de plongées ultérieures permettent ensuite aux scientifiques une étude approfondie de ces environnements. Entre 1982 et 1999, de nouveaux sites hydrothermaux sont identifiés par les missions océanographiques qui se succèdent (Pacifique oriental, golfe de Californie, dorsale médio-atlantique, mer de Papouasie-Nouvelle-Guinée, bassin arrière arc de la fosse des Mariannes, etc.). Les chercheurs émettent l'hypothèse que la survie de ces écosystèmes singuliers repose sur la microfaune bactérienne abondante auprès des fumeurs noirs. Ces bactéries, capables d'utiliser les composés minéraux dissous pour fabriquer de la matière organique, servent d'aliment aux animaux filtreurs ; ceux-ci, à leur tour, nourrissent les espèces prédatrices (poissons, poulpes, crustacés), apportant la preuve que la vie peut se développer dans l'obscurité des fonds marins.

Haut de page

Retour à l'accueilContactcreditsCom'Pratique