Moteur de recherche

 

Espace presse

Paris, 2 août 2007

Prix Euryi 2007 : quatre lauréats CNRS

Les noms des 20 lauréats du prix European Young Investigator (Euryi) 2007 viennent d'être révélés. Destinée à de jeunes chercheurs, parmi les plus talentueux, souhaitant intégrer un laboratoire de recherche européen, cette récompense vise à attirer en Europe des scientifiques prometteurs. Pour cette quatrième et dernière édition (1), quatre jeunes chercheurs présentés par le CNRS ont vu leurs projets sélectionnés pour leur excellence et leur originalité. Avec une enveloppe de 1 à 1,25 million d'euros sur 5 ans, libre à ces lauréats de constituer leur propre équipe de recherche, dans un laboratoire CNRS. Preuve de l'attractivité du CNRS pour les meilleurs jeunes talents expatriés, ce résultat témoigne de la vitalité et de l'excellence de la recherche française.

Reconnaître et promouvoir l'excellence de la recherche européenne dans toutes les disciplines, et par la même, recruter, retenir ou rapatrier de jeunes scientifiques, tels sont les principaux objectifs du prix Euryi. Créé en octobre 2002 à l'initiative des responsables d'organismes de recherche européens (Eurohorcs) et coordonné par la Fondation européenne de la science (European Science Foundation), ce prix, financé collectivement par 17 organismes de recherche émanant de 15 pays, vise tout particulièrement à attirer les meilleurs jeunes chercheurs du monde entier en Europe. Il a financé chaque année les projets de 20 à 25 lauréats, à hauteur de 1,25 million d'euros maximum par lauréat sur 5 ans. Un montant approchant celui remis aux Prix Nobel… Et surtout, de quoi, pour ces leaders de demain, former leur propre équipe au sein d'un organisme de recherche européen.

Sans restriction de nationalité, les candidats, qu'ils soient statutaires ou post-doctorants, sont sélectionnés dans un premier temps au niveau national par les organismes de recherche, puis, au niveau européen, par des panels de scientifiques internationaux de renom. Choisis pour leurs qualités scientifiques, leur potentialité de leader, l'excellence de leur projet ainsi que celle du laboratoire d'accueil, ces jeunes talents devront se consacrer à plein temps à leur projet.

Fort de 4 lauréats cette année, le CNRS - qui a présenté 8 candidats sur un total de 132 pour l'ensemble des 15 pays – ne peut qu'être satisfait de ce résultat, preuve de l'excellence scientifique de l'organisme qui compte désormais 11 chercheurs récompensés depuis le lancement du prix Euryi. Ces lauréats n'auraient eu aucune difficulté à intégrer les plus prestigieuses universités américaines. C'est tout particulièrement le cas pour trois des quatre lauréats du CNRS qui travaillaient aux Etats-Unis jusqu'à présent. En les aidant à s'implanter dans un laboratoire du CNRS, le prix Euryi a été déterminant dans leur choix de revenir en Europe.

 

Les lauréats :

Âgé de 36 ans, Philippe Schlenker, de nationalité française, a obtenu une première thèse en linguistique (sept. 1999) et une seconde en philosophie (janv. 2002). Entré au CNRS en 2003 en tant que chargé de recherche, il est détaché au département de linguistique à l'Université de Californie - Los Angeles (UCLA), où il travaille comme professeur titulaire ("Associate Professor with tenure"), tout en maintenant des liens réguliers avec le Département d'études cognitives (ENS Paris). Son projet a pour thème « La présupposition : une approche de pragmatique formelle ». Pour le réaliser, il reviendra travailler à l¹Institut Jean-Nicod (CNRS / EHESS Paris / ENS Paris), dirigé par Pierre Jacob et véritable laboratoire interdisciplinaire à l'interface entre sciences humaines, sciences sociales et sciences cognitives. Il a de plus été nommé directeur de recherche cette année.

Contact : schlenke@humnet.ucla.edu

 

Sylvia Serfaty, jeune française de 31 ans, est chargée de recherche au CNRS, détachée depuis 2001 à l'Institut Courant de Sciences mathématiques (Université de New-York). Elle travaille en tant que professeur titulaire ("Associate Professor") dans ce lieu dédié à la recherche et à l'enseignement avancés en mathématiques et informatique, particulièrement réputé dans le domaine des équations aux dérivées partielles et leurs applications. Un domaine dont Sylvia Serfaty a fait sa spécialité. Son projet de recherche porte tout naturellement sur « L'étude mathématique de certaines équations aux applications en physique, mécanique et contrôle optimal ». Pour le conduire, elle rejoindra le Laboratoire Jacques-Louis-Lions (CNRS / Université Pierre et Marie Curie - Paris VI), dirigé par Yvon Maday. En outre, elle a obtenu en 2002 son habilitation à diriger des recherches en mathématiques.

Contact : serfaty@cims.nyu.edu

 

Terence Strick, 34 ans, français, a choisi, après des études poussées en physique, de s'orienter vers la biologie moléculaire et cellulaire pour son DEA (1996) et sa thèse (1999). Ce n'est donc pas un hasard si ce chargé de recherche au CNRS depuis 2004 travaille au département « Biologie des génomes » à l'Institut Jacques Monod (CNRS / Universités Paris VI et Paris VII), qui constitue aujourd'hui l'un des principaux pôles franciliens de recherche fondamentale en biologie. Il y poursuivra son projet Euryi concernant « Les molécules uniques et leur assemblage en nano-machines biologiques ». En utilisant des techniques de nano-manipulation de molécule individuelle, il étudie en temps réel les interactions entre une protéine et un ADN, offrant ainsi une vision mécanique et dynamique du comportement des macromolécules. L'ensemble de ses travaux se concentre sur des processus biologiques fondamentaux, tels la transcription, la réplication et la réparation de l'ADN.

Contact : strick@ijm.jussieu.fr

 

À 33 ans, de nationalité française, Rufin VanRullen, chargé de recherche au CNRS depuis 2001, a acquis une réelle compétence en Sciences cognitives. Chercheur invité à l'université d'Harvard depuis 2005, il travaille au Centre de recherche cerveau et cognition (CERCO, CNRS / Université Paul Sabatier - Toulouse 3), dirigé par Michèle Fabre-Thorpe. Rassemblant des experts du système visuel, ce centre est l'une des 4 unités fondatrices de l'Institut des "Sciences du cerveau" de Toulouse. Là, Rufin VanRullen réalisera son projet intitulé « Dynamique de la perception et de l'attention : les processus périodiques du cerveau ». Il s'intéresse aux mécanismes périodiques et non constants qui entrent en jeu lors du traitement de l'information visuelle. Des processus souvent méconnus qu'il souhaite caractériser, en vue d'améliorer notre compréhension de la perception biologique. Son travail fécond est récompensé en 2007 par la médaille de bronze du CNRS.

Contact : rufin.vanrullen@cerco.ups-tlse.fr


Notes :

(1) En effet, les « Starting grants » du Conseil européen de la recherche de la Commission européenne prennent le relais du prix Euryi.
(2) Allemagne, Autriche, Espagne, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Suède, Suisse et Turquie.

Contacts :

Contact presse
Priscilla Dacher
T 01 44 96 46 06
priscilla.dacher@cnrs-dir.fr

Contact communication DAE/DRI
Claude-Isabelle Chauvel
T 01 44 96 46 89
isabelle.chauvel@cnrs-dir.fr


Haut de page

Derniers communiqués
Toutes disciplines confondues

Retour à l'accueilContactcreditsCom'Pratique