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Paris, 1 février 2007

Risques et crises sanitaires : résultats de la deuxième vague de l'enquête d'opinion.

Mémoire, perception et confiance des Français

Des français de plus en plus inquiets : près de 8 français sur 10 se disent inquiets et l'Indice Synthétique des Craintes Sanitaires progresse de 5 points. Inquiets, mais pas fatalistes : 81% des Français pensent qu'il est possible d'éviter les crises dans le domaine de la santé.

Pour la seconde année, Vae Solis Corporate (anciennement Leo Corporate) et OpinionWay, en partenariat avec le CNRS, présentent les résultats de l'Observatoire des Risques Sanitaires : l'étude d'opinion suit le niveau d'inquiétude des Français et la confiance qu'ils portent dans les institutions et les entreprises pour les protéger des risques sanitaires.

« Cet Observatoire, nous l'avons conçu comme un véritable outil d'aide à la décision pour accompagner les entreprises et les institutions dans leur démarche de prévention et d'anticipation des risques », explique Arnaud Dupui-Castérès, président de Vae Solis Corporate.

Présentation intégrale des résultats de la seconde vague

 

 

Synthèse des résultats


La nouveauté 2007 : Mesure de l'inquiétude liée aux changements climatiques

  • Le risque de l'impact du changement climatique sur la santé ressort comme l'enjeu majeur des prochaines années : 68% des français sont inquiets de l'impact des changements climatiques pour eux même et à 92% pour les générations futures.

Par ailleurs, ils sont 79% à penser que le gouvernement ne fait pas le nécessaire

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Principaux résultats et évolutions :


  • La mémoire des crises : les quatre crises sanitaires les plus marquantes pour les Français, sont identiques à la vague 2005. Néanmoins, les crises les moins médiatisées telles que la vache folle et le sang contaminé ont accusé des baisses et se retrouvent respectivement en 3ème et 4ème position.

Mémorisation spontanée des crises majeures de ces dernières années :

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« On observe que les facteurs susceptibles d'impacter le taux de mémorisation des crises ne semblent pas liés à la nature même de ces crises mais plus certainement au fait qu'elles ont en commun d'avoir bénéficié d'une forte exposition médiatique », commente Hugues Cazenave, président d'OpinionWay. Ainsi, le Sida et la Grippe Aviaire arrivent en tête cette année.

Une intense médiatisation assure donc une forte mémorisation des crises sanitaires. Ainsi, la progression de la grippe aviaire et la chute de la vache folle montre que les crises se succèdent dans la mémoire comme dans les médias.

En mémorisation assistée, les bonds les plus significatifs concernent la grippe aviaire (+16%) et les maladies nosocomiales (+5%). Une prise en charge par les autorités publiques d'un problème de santé publique semble génèrer une bonne mémorisation de l'événement.


A noter : le bond de 20% de l'amiante qui passe de 22 à 42% de mémorisation. Une progression qui s'explique par les répercussions juridiques de la crise. Des répercussions qui prolongent la crise et lui assurent un taux de mémorisation important. La judiciarisation des crises sanitaires sera, à n'en pas douter, l'un des éléments clé dans la gestion des crises de demain.

  • Des français de plus en plus inquiets


Parmi les risques suscitant les niveaux de craintes les plus élevés arrive toujours en tête : l'action de l'homme sur l'environnement et les risques hospitaliers. Notons que les 14 items augmentent. « Les français ont peur… de plus en plus peur » affirme Hugues Cazenave en se basant sur l'Indice Synthétique des Craintes Sanitaires (ISCS) qui augmente de plus de 5 points en 12 mois alors qu'il était déjà extrêmement élevé en 2005.


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    • Le phénomène « Hulot » assure à l'item « Risque lié à l'action de l'homme sur l'environnement » une première place en progression avec 7,87 points de crainte (sur 10). Néanmoins, cette tendance était d'ores et déjà perceptible en 2005 puisque le même item était déjà en première position. Loin d'être un phénomène de mode, la préoccupation des Français pour l'environnement est une tendance lourde qui jouera fortement dans les années à venir.

  • En matière d'information, la demande de transparence apparaît particulièrement forte, la quasi-totalité des personnes interrogées préférant plutôt tout savoir en matière de risques dans le domaine de la santé. Cette demande de transparence est corrélative du sentiment largement partagé (94%) selon lequel, face aux risques dans le domaine de la santé, on ne nous dit pas toute la vérité.

Notons cette année une très légère amélioration de la satisfaction sur la qualité de l'information reçue. Néanmoins elle reste trop complexe (60%, en augmentation de 3%) et toujours trop tardive (63%, en augmentation de 9%).


  • Toujours en matière d'information, les scientifiques et les organisations internationales (comme l'OMS) bénéficient majoritairement de la confiance des Français pour leur dire la vérité sur les crises dans le domaine de la santé. Ils sont néanmoins en baisse cette année. On peut y voir une traduction de la division du monde scientifique sur certains problèmes de santé publique.

« La science n'est plus entendue comme une seule voix » commente Arnaud Dupui-Castérès, Président de Vae Solis. « Les questions scientifiques sont aujourd'hui débattues dans les médias et créent un défaut d'autorité ».


Les politiques et les entreprises souffrent, eux, d'un profond déficit de confiance, mais leurs scores s'améliorent toutefois timidement (+2 pour le gouvernement, +1 pour les entreprises).


La parole des associations, des journalistes et de l'administration ne jouit que d'une confiance limitée mais elle est également en progrès (+2%).

  • Si dans l'opinion la tentation du risque zéro semble se renforcer d'année en année (81% des Français pensent qu'il est possible d'éviter les crises dans le domaine de la santé contre 77% en 2005), les Français témoignent du peu de confiance dans les acteurs, publics et privés, pour anticiper et prévenir les crises à venir : ils restent majoritairement convaincus que le nombre de crises sanitaires aura tendance à augmenter à l'avenir.


Degré de confiance dans le message délivré :

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  • La confiance dans le degré de préparation des acteurs est toujours très faible. Le gouvernement perd 8% de confiance. En pleine campagne, il s'agit là d'un signe fort de perte de popularité du gouvernement actuel.


Toutefois, la sensibilisation et l'information sur les dispositifs de préparation semblent payantes : par exemple, sur la grippe aviaire, l'engagement des autorités pour lutter contre le risque pandémique est bien reconnu et salué d'un gain de 13 points (73% des Français estiment que le gouvernement fait le nécessaire pour réduire les risques d'apparition de la grippe aviaire en France vs 60% en 2005).


Ceci prouve donc l'efficacité d'une mobilisation massive des autorités sur un sujet de santé publique.

En cas de pandémie de grippe aviaire, pensez vous que le gouvernement sera capable :

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  • En terme de crédibilité de la parole des acteurs sur les risques sanitaires, le CNRS recueille le meilleur score. Cependant, au regard de la notoriété du Centre, le résultat (33%) n'est pas écrasant. L'Institut Pasteur, l'INVS et l'INSERM recueillent respectivement 20%, 19% et 18%.

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Ces résultats s'expliquent par l'effet de spécialisation qui favorise les 3 challengers. La notoriété du CNRS lui assure la première place mais sa vocation généraliste et son manque de visibilité sur des sujets précis pourraient, à terme, lui être préjudiciable pour asseoir son autorité sur des problématiques particulières.


Du côté du gouvernement, le Ministère de la Santé arrive très nettement et assez logiquement en tête.


OpinionWay est un institut d'études qualitatives et quantitatives qui compte une centaine de clients dans tous les secteurs d'activité, plus d'une vingtaine de collaborateurs permanents et une volonté forte d'accompagner ses clients dans la recherche du mix méthodologique optimal pour plus de valeur ajoutée dans les analyses

Vae Solis Corporate (anciennement Leo Corporate) est un cabinet de conseil indépendant en stratégie d'information et gestion de crise avec une équipe permanente de 30 consultants. Ce cabinet conduit de nombreuses missions de prévention des risques et de gestion de crises mais également de stratégie de communication institutionnelle, de lobbying, de communication interne et de relations presse.


Contacts :

Lionel Benatia – Vae Solis Corporate
Tél. : 01 55 20 28 84 – fax : 01 55 20 26 99 – Mob : 06 64 90 00 46
e-mail : lionel.benatia@vae-solis.com

Martine Hasler – CNRS
Tél. : 01 44 96 46 35
e-mail : Martine.Hasler@cnrs-dir.fr


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