
L'évènement
© H. Raguet/CNRS Photothèque
Monique Combescure a été consacrée « Femme scientifique de l’année » par le jury du prix Irène Joliot-Curie 2007. Directrice de recherche au CNRS, elle est spécialiste de physique théorique à l’Institut de physique nucléaire de Lyon (IPNL)1. Elle dirige le groupement de recherche européen (GDRE) « Mathématiques et physique quantique » et, en parallèle, participe à de nombreuses actions de diffusion des savoirs scientifiques, tant dans les universités (Paris-XI et Lyon-I) que lors d’écoles d’été internationales. Organiste accomplie, elle a aussi entrepris un travail de recherche sur les chorals du Petit livre d’orgue de Jean-Sébastien Bach. Son expérience lui a permis de mesurer pleinement les disparités entre les hommes et les femmes dans sa discipline, et elle intervient dans de nombreux colloques à ce sujet. Chaque année, les prix Irène Joliot-Curie ont pour but de promouvoir la place des femmes dans le monde de la recherche.
1. Institut CNRS / Université Lyon-I.
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C’est le rang du CNRS dans le classement mondial des instituts de recherche les plus « visibles » sur Internet1. L’organisme français est le premier européen, juste précédé de la Nasa et de quatre autres instituts américains.
1. Le classement Webometrics est en ligne sur : www.webometrics.info/top1000_r&d.asp
> Le succès scientifique
Vénus se dévoile
Première moisson de résultats pour la sonde Venus Express, en orbite autour de Vénus depuis le 11 avril 2006. La mission, développée par l’Agence spatiale européenne (ESA) et à laquelle participe le CNRS1, a pour objectif de mieux comprendre la jumelle de la Terre, en particulier son épaisse atmosphère. Pari réussi : six des sept instruments embarqués ont commencé à décortiquer les phénomènes atmosphériques vénusiens, apportant leur lot de surprises ou confirmant certaines prédictions. « Nous avons par exemple découvert une anomalie dans l’atmosphère de la planète, indique Jean-Loup Bertaux, du Service d’aéronomie2. Il y a une couche chaude, entre 90 et 110 kilomètres d’altitude, inconnue jusqu’alors, et que nous expliquons par des mouvements d’air entre le côté jour et le côté nuit de la planète. » Pour la première fois, les chercheurs ont aussi confirmé l’existence de la foudre sur Vénus, à raison de quelque 50 éclairs par seconde. « Une telle source d’énergie a forcément des conséquences sur la chimie atmosphérique. Il faudra maintenant en tenir compte dans les modèles », note David Grinspoon, du Denver Museum of Nature & Science, aux États-Unis. D’autres curiosités ont été observées, comme un immense vortex (tourbillon) en forme de S – grand comme l’Europe – au-dessus du pôle Sud. Ou encore une intense déperdition d’hydrogène et d’oxygène, soufflés par le vent solaire (contrairement à la Terre, la planète ne possède pas de champ magnétique protecteur), dont l’étude permettra peut-être de comprendre la disparition de l’eau sur Vénus. Autant d’espoirs d’expliquer un jour pourquoi la Terre et Vénus, qui se sont formées de manière similaire, sont aujourd’hui si différentes.
1. Parmi les laboratoires impliqués, citons le Service d'aéronomie, le Lesia (CNRS/ Observatoire de Paris/ Université Paris 6 et Paris 7), le CESR (CNRS/ Université Toulouse 3) ou encore le laboratoire DTP (CNRS/ Université Toulouse 3)
2. Service CNRS / Université Paris-VI / Université Versailles Saint-Quentin.
> Contact : jean-loup.bertaux@aerov.jussieu.fr.
Prix Liliane Bettencourt
Olivier Voinnet, 35 ans, directeur de recherche à l’Institut de biologie moléculaire des plantes (IBMP) du CNRS, a reçu, le 6 décembre dernier, le prix Liliane Bettencourt pour les sciences du vivant. Ce prix récompense l’ensemble de ses travaux en biologie végétale.
Ingénieurs de l’année
Le 13 décembre dernier, deux chercheurs du CNRS ont inscrit leur nom au palmarès des ingénieurs de l’année 2007, prix organisé par les magazines L’usine nouvelle et Industries&Technologies, ainsi que par le Conseil national des ingénieurs et scientifiques français (CNISF). Jean-François Pinton a été récompensé – avec ses confrères François Daviaud, du CEA, et Nicolas Mordant, de l’ENS Paris – pour l’expérience VKS, qui vise à reproduire le magnétisme terrestre 1. De son côté, Stéphanie Pitre a été récompensée pour la réalisation d’un dispositif d’imagerie médicale dédié au traitement chirurgical du cancer 2. Une fin d’année faste pour cette scientifique, puisqu’elle a également reçu le trophée « Femmes en or 2008 » dans la catégorie « Recherche et innovation ».
1. Lire : www2.cnrs.fr/presse/journal/3379.htm et dans ce numéro.
2. Lire : www2.cnrs.fr/presse/communique/1112.htm