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Concertation

Le « Projet pour le CNRS » au fil des mois

Le « Projet » prépare l'évolution du CNRS afin de renforcer sa position dans la compétition scientifique internationale. Comme dans chaque numéro, le Journal fait le point sur l'avancement des différents chantiers.

12 chantiers pour le changement

§    Rénovation du partenariat avec les universités et les écoles

§    Attractivité et politique de ressources humaines

§    Europe et international

§    Politique scientifique

§    Évaluation de la recherche

§    Relations avec les entreprises et avec la société

§    Communication externe et interne du CNRS

§    Place et fonctionnement des unités

§    Mise en place des directeurs interrégionaux

§    Mise en place de la direction de la stratégie scientifique et organisation du siège

§    Évolution des textes administratifs

§    Pilotage d'ensemble du Projet

 

calendrier 177

© ZEFA-Imagesource-Elektravision


Avec une « équipe-Projet » maintenant bien constituée autour de Jean-Michel Lemaire, le plan de travail est en place1. Il repose sur douze chantiers (voir encadré) dont deux –la rénovation des partenariats avec les établissements d'enseignement supérieur et la mise en place de directions interrégionales– donnent lieu à des expériences pilotes grandeur nature. Ainsi, dès ce mois de septembre, le CNRS entreprend des discussions avec cinq établissements pour réfléchir ensemble à la « rénovation du partenariat ». Il s'agit de l'École des hautes études en sciences sociales, l'Université de Bretagne occidentale à Brest, l'Université François Rabelais à Tours, l'Université Louis Pasteur à Strasbourg et l'Université de Rennes 1. De nombreux sujets seront concernés : politique scientifique, politique de recrutement et attractivité, pilotage partagé des laboratoires communs, délégation de gestion, évaluation par le Comité national de laboratoires universitaires non rattachés au CNRS, participation des chercheurs et ingénieurs du CNRS à l'enseignement, etc.

En vue de la réforme de l'organisation interne, un découpage du territoire national en cinq interrégions a été décidé : Île-de-France, Nord-Est, Nord-Ouest, Sud-Ouest et Sud-Est, leur taille permettant d'avoir du poids dans « l'Europe des régions ». Deux interrégions expérimentales ont été choisies : le Sud-Ouest et le Sud-Est, confiées à Antoine Petit et Jean-Marie Hombert2 qui auront ainsi, durant la première phase d'expérimentation, à préciser les contours du métier de directeur interrégional.

En ce qui concerne la future organisation de l'organisme, la cohérence de sa politique nationale sera assurée par la direction de la stratégie scientifique qui regroupera les départements scientifiques. Elle sera chargée du « registre stratégique » qui inclut notamment l'élaboration de la politique scientifique du CNRS ainsi que le suivi de sa mise en œuvre, les programmes et les projets nationaux, et bien entendu, la prospective et le suivi de l'évaluation, qui doivent rester au niveau national. Les directeurs interrégionaux inscriront leur action dans le cadre de ces orientations nationales, et s'appuieront sur les délégations régionales3 actuelles pour le « registre opérationnel ». On évitera ainsi de constituer une couche administrative supplémentaire.

L'étape clé de la mise en œuvre du projet, c'est évidemment la réunion du conseil d'administration le 16 décembre 2004, pour laquelle Gérard Mégie, président, et Bernard Larrouturou, directeur général, avaient fixé l'objectif d'approuver le nouveau Plan stratégique  qui doit préciser la vision scientifique du CNRS et les priorités de sa politique pour les prochaines années. Le travail sur ce document est déjà engagé dans les directions scientifiques, il sera poursuivi par des étapes ponctuées de textes intermédiaires4.

Le conseil d'administration du 16 décembre devra se prononcer également sur la mise en place de la future organisation du CNRS, à partir de 2005. « Le CNRS et l'ensemble de la recherche française, explique le Directeur général, ont connu depuis un an beaucoup de débats intéressants pour se rénover en profondeur. Ceux-ci vont se poursuivre encore quelques mois, mais nous pouvons aussi – et nous devons – avancer sans tarder. » Aujourd'hui, la dynamique du projet est lancée.

 

F.H.-M

Notes :

1. Le directeur général du CNRS, Bernard Larrouturou, a publié le 1er septembre sur l'intranet le texte d'une interview dans laquelle il fait le point sur l'avancement du Projet.
2. Respectivement directeur scientifique du département des Sciences et technologies de l'information et de la communication (Stic) et directeur scientifique du département des Sciences de l'homme et de la société (SHS). Ils resteront à mi-temps à la direction de leurs départements jusqu'au 1er janvier 2005.
3. Les futures Dir (Directions interrégionales) assureront le suivi des laboratoires, les partenariats avec les établissements d'enseignement supérieur et les autres acteurs locaux, la participation à l'élaboration des réflexions locales sur le développement des pôles d'excellence et des « politiques de sites ».
4. L'ensemble des instances consultatives de l'établissement, les organisations syndicales et les principaux partenaires seront invités à s'associer aux échanges et aux débats de l'élaboration de ce Plan stratégique.


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