Moteur de recherche

 
CNRS > Presse > Les brèves du CNRS

Espace presseLes brèves du CNRS

Paris, 2 aout 2006

L'énergie "cachée" de la supraconductivité des oxydes de cuivre enfin révélée.

Une étroite collaboration entre expérimentateurs et théoriciens du laboratoire matériaux et phénomènes quantiques (CNRS, Université Paris 7), du Service de physique de l'état condensé (CEA-Saclay, CNRS), du Centre de physique théorique (Ecole Polytechnique, CNRS) et de l'université américaine de Rutgers a permis de mettre enfin en évidence l'existence de l'énergie d'appariement des électrons de la supraconductivité des oxydes de cuivre qui suit la température critique.

Une étroite collaboration entre expérimentateurs et théoriciens du laboratoire matériaux et phénomènes quantiques (CNRS, Université Paris 7), du Service de physique de l'état condensé (CEA-Saclay, CNRS), du Centre de physique théorique (Ecole Polytechnique, CNRS) et de l'université américaine de Rutgers a permis de mettre enfin en évidence l'existence de l'énergie d'appariement des électrons de la supraconductivité des oxydes de cuivre qui suit la température critique. Cette énergie jusqu'alors "cachée" permet de nouveau aux physiciens de raisonner sur des bases connues et peut-être, dans un avenir proche, d'établir le mécanisme microscopique à l'origine de la supraconductivité des oxydes de cuivre. Ces travaux paraissent dans la revue Nature Physics du mois d'Aout 2006.

La supraconductivité est un état de la matière dans lequel un courant électrique circule sans dissipation, et où le champ électromagnétique est confiné près de la surface du matériau. Cet état est observé dans certains métaux refroidis en dessous d'une température dite "critique". Les électrons se déplacent alors en "couple" : ils sont appariés, et leur énergie de liaison est, dans les supraconducteurs classiques comme le plomb ou l'aluminium, proportionnelle à la température critique. Plus la liaison est forte est plus la supraconductivité persistera à haute température. Dans le cas des oxydes de cuivre en revanche, l'énergie détectée expérimentalement jusqu'à ce jour ne suivait pas la température critique et rendait incompréhensible le phénomène de la supraconductivité à haute température. La supraconductivité possède de spectaculaires adaptations technologiques : trains à grande vitesse en lévitation magnétique (dont un prototype existe déjà au Japon), stockage éternel du courant électrique, ordinateurs quantiques, réseau de téléphonie mobile planétaire sans interférence parasite… En éliminant les pertes d'énergie par dissipation, elle est également une piste majeure pour répondre aux problématiques d'économie d'énergie.

Références :

Two energy scales and two distinct quasiparticle dynamics in the superconducting state of underdoped cuprates. Mathieu Le Tacon, Alain Sacuto, Antoine Georges, Gabriel Kotliar, Yann Gallais, Dorothée Colson et Anne Forget, Nature Physics, 2, 537 (2006).

Contacts :

Chercheurs :
Alain Sacuto
T 01 40 79 47 90
alain.sacuto@espci.fr

Mathieu Le Tacon
T 01 40 79 52 03
mathieu.le-tacon@espci.fr

Antoine Georges
T 01 69 33 40 92
georges@cpht.polytechnique.fr

Dorothée Colson
T 01 69 08 73 14
Dorothee.Colson@cea.fr

Presse
Isabelle Bauthian
T 01 44 96 46 06
isabelle.bauthian@cnrs-dir.fr


Haut de page

Derniers brèves
Toutes disciplines confondues

Retour à l'accueilContactcreditsCom'PratiqueAccessibilité : aide